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Patrimoine et culture |  |
| | L'église Saint-Grégoire  |  | Classée Monument historique, l'Église de Tallard est dédiée à la mémoire de St Grégoire, évêque arménien, Saint Patron de la Paroisse. L'église actuelle remplace l'église primitive située dans le cimetière et détruite lors des guerres de religion. En 1640, les habitants de Tallard, décidèrent de bâtir une nouvelle église. Elle sera édifiée au coeur du village sur l'emplacement de deux anciennes chapelles contiguës. Certains éléments de ces chapelles seront conservés comme le Portail Renaissance daté de 1549. Les deux chapelles latérales furent érigées plus tard : La Chapelle Ste Philomène (XVIIe siècle) et la Chapelle Notre-Dame-Désolée (1854).
L'église s'est peu à peu enrichie d'un orgue, d'un tabernacle, d'une stalle Louis XV, d'une chaire du XVIIIe siècle, d'une cuve baptismale du XVe siècle, d'un buste de Saint Grégoire (reliquaire) et de six tableaux illustrant des épisodes de sa vie dans la nef centrale réalisés par deux peintres italiens (Millesi et Grassis) en 1743, restaurés en 1987. |  |
Voici les thèmes des six tableaux : 1 - Grégoire est consacré évêque par l'archevêque de Césarée. 2 - Grégoire chassé par les Païens se dirige vers Jérusalem. 3 - Par la voix de la providence, Grégoire parvient jusqu'à Tallard. 4 - Grégoire est battu par les barbares et sa foi ne faiblit pas. 5 - Grégoire célèbre le mariage de Marie-Joseph d'Hostun, Duc de Tallard et Gabrielle de Rohan (notez l'anachronisme) 6 - Les Tallardiens devant les reliques de St-Grégoire vénérant la mémoire de leur bienheureux protecteur. |
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Le centre historique  | Sous la protection des Princes d'Orange puis des Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem ; à partir du XIIIe siècle, le vieux village fut édifié à l'intérieur de remparts épais (Le Barry) dont il ne reste plus que Porte Durance. De plus, les parties Nord-Est et Nord-Ouest étaient délimitées par un petit cours d'eau appelé le Riou Nordial (aujourd'hui le Renaudia se trouvant sous la rue du Barry) et une douve (Le Fossé). Au détour de chaque ruelle, inscriptions, sculptures, por-tes, lavoirs, fontaines et autres constructions ancien-nes témoignent encore des périodes Médiévale et Renaissance. | | 1000 ans d'histoire  |  | La découverte au XIXe siecle d'un dolmen qui se situait à proximité de l'aérodrome actuel et dont une des pierres est exposée au musée départemental, témoigne déjà de la présence sur le secteur de populations celtes sous l'antiquité. Mais, Tallard est cité pour la première fois dans les textes du VIIIe siècle et se situait autrefois sur une colline appelée "Ville Vieille". Tallard signifierait par ailleurs "Haute Terre". Délivrée de l'occupation des Sarrasins par les Princes d'Orange, la population s'installe progressivement vers le Xe siècle dans la vallée et élève des fortifications et des portes telle Porte Durance. |  | Dès 1209, les tallardiens obtiennent de leur Seigneur, la première des " Chartes de Libertés " qu'ils défendront au fil des siècles si bien que Tallard sera sous les rois, une véritable et exceptionnelle petite république.
La terre de Tallard est cédée en 1215 aux Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem (actuellement Ordre de Malte). Ils créent une Commanderie et échangent la Seigneurie de Tallard en 1322, avec Arnaud de Trian neveu du Pape Jean XXII, contre le Comté d'Alife en Sicile. Arnaud de Trian, ainsi Seigneur de Tallard, commence l'édification du château actuel pour sa partie sud, notamment le Logis, en créant un château fort tel qu'on le concevait à l'époque, sur l'emplacement d'un castelet préexistant. En 1326, Tal-lard est érigé en Vicomté et regroupait sept paroisses environnantes. Bernardin de Clermont, successeur des vicomtes, bâtit à la fin du XVe siècle, le corps de garde et débute la construction de la chapelle Saint Jean. Celle-ci est achevée par Antoine III, fils aîné de Bernardin de Clermont, qui servit sous François 1er. Après les guerres de religion qui secouent Tallard pendant 20 ans, le château est cédé à Etienne de Bonne d'Auriac puis à Camille d'Hostun, vicomte de Tallard et Maréchal de France sous Louis XIV. En son absence, le château est incendié en 1692 par les troupes du Duc de Savoie. Il est racheté en 1897 par Joseph Roman, historien-archéologue, puis cédé au Marquis Gaspard de Clermont Tonnerre. La petite fille de ce dernier, Marie-Christine de Bourbon Sicile le vendra en 1957 à la Commune de Tallard. |
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| Tallard et son château | Un patrimoine  |  | L'origine du château remonterait au moins au XIIIe siècle. Il est supposé que ce n'était alors qu'une construction de peu d'importance. Au XIVe siècle, Arnaud de Trian crée véritablement un imposant château fort, sans commune mesure avec l'édifice préexistant, qui sera agrandi au XVIe siècle par Bernardin de Clermont. Il fut la propriété de diverses familles seigneuriales puis vendu à la commune de Tallard en 1957. Depuis d'importants travaux de rénovation ont été entrepris qui vous permettent de découvrir la grandeur de cet édifice chargé de près de 1000 ans d'histoire.
Il a été classé monument historique dans son ensemble, depuis 1958.
Pour vous y rendre, vous empruntez le Parc de la Garenne et vous gravissez le chemin qui mène à l'esplanade du château, d'où vous bénéficiez d'une vue imprenable. Pour cette raison, les sarrasins y avaient bâti une tour afin de surveiller la vallée, lieu de passage important entre la Provence et l'Italie du Nord. |  |  | Un panorama  Au nord-est (face à l'entrée du château), vous pouvez dé-couvrir le village de Lettret (Lettroit) coincé entre une falaise et la Durance et dont la situation géographique en faisait un lieu stratégique de passage et donc de surveillance. Au sud-est, au pied de la falaise, s'étalent les fameux "Jardins" de Tallard cultivés sur l'ancien lit de la Durance déviée grâce à une digue. Au pied de l'esplanade, se trouve le "Vieux Bourg" et vous pouvez apercevoir en haut de la colline surplombant Lettret, l'emplacement où fut érigé le premier site de Tallard appelé encore aujourd'hui "Ville Vieille". | L'entrée du château 
On entre au château par une porte à plein cintre à double battant, flanquée de deux tours rondes. A droite et reliée aux précédentes par un mur, une troisième renfermait les prisonniers. Vous observez que les murs sont constitués de deux matériaux différents, des schistes calcaires marneux, provenant des collines environnantes, ainsi que des galets de la Durance.
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La chapelle Saint-Jean  |  | Dans la cour d'honneur du château, où vous vous trouvez, vous apercevez à votre droite la Chapelle Saint Jean de pur style gothique flamboyant, en "pierre de Guillestre". Elle fut terminée par Antoine III, (aîné des treize enfants de Bernardin de Clermont) compagnon de Bayard, ayant servi sous les ordres de François 1er et proche du Pape comme le furent beaucoup de seigneurs de Tallard. Consacrée, il y a quelques années, après restauration, cette chapelle est redevenue un lieu saint. |  | La façade orientale de cette chapelle élégante, est surmontée d'un tympan en forme de coquille orné de chardons. Le linteau est enjolivé par quatre blasons de la famille de Bonne d'Auriac. Au dessus de ce linteau, on peut découvrir deux fenêtres géminées avec dentelures flamboyantes séparées par un pinacle à feuillage découpé. Au dessus du pignon de la chapelle, remarquez le clocheton composé de quatre colonnes torses supportant un dôme, surmonté d'une statue de la Trinité.
Une telle représentation de la Sainte trinité serait très rare. Le Père debout soutenant le Christ crucifié, une colombe sur sa poitrine symbole du Saint Esprit.
| Accédant dans la chapelle, vous pouvez apercevoir au fond l'autel et au dessus un magnifique vitrail représentant Saint Jean-Baptiste. Ce vitrail et les petites croix situées dans le haut du fenestrage, rappellent que Tallard a appartenu, durant cent sept ans (1215 à1322), aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (aujourd'hui Ordre de Malte). Dans les lancettes latérales, figurent les blasons des familles qui furent propriétaires du château. (De gauche à droite, les Trian, les Clermont, les Bonne d'Auriac et les Hostun). Tout autour de la chapelle, un bandeau noir, appelé la "litre funéraire", porte les blasons des familles reposant dans la crypte. Regardez aussi les croix de consécration rouges et blanches. La voûte sur croisée d'ogives est soutenue par six colonnettes formant deux travées. Chacune d'elle a pour clef de voûte, un grand écusson, entouré d'entrelacs gothi-ques (Écusson des Clermonts et leurs alliances). Une grille horizontale au centre de la Chapelle, donne du jour et de l'aération à une chapelle souterraine. Il faut sortir et passer par une porte à gauche pour y accéder. Elle est voûtée, et on y voit les restes d'un autel orienté dans le sens opposé à celui de la Chapelle supérieure. Au centre, l'entrée d'un caveau vide, aujourd'hui profané et dont les ossements ont été déposés dans le cimetière communal. Cette chapelle souterraine était dédiée à Sainte Colombe patronne des Clermont. La Chapelle supérieure est quant à elle, dédiée à Saint-Jean Baptiste, patron des Cheva-liers de Saint-Jean de Jérusalem. | Le corps de Garde  |  | En sortant de la chapelle, le corps de garde se trouve à votre droite en retrait. Le rez de chaussée du corps de garde est percé de deux portes à plein cintre, la première est surmontée d'un écusson des Clermont martelé pendant la Révolution de 1789. De part et d'autre de cette porte, remarquez la présence d'un lion et d'un griffon mutilés portant les blasons de Bernardin de Clermont et d'Anne de Husson, sa femme et de leurs alliances. L'intérieur est formé de trois salles voûtées dont une jouxtant la chapelle et qui était par le passé la sacristie. Dans les deux autres salles, notez les restes de peintures murales et une magnifique cheminée.
|  | Revenant dans la cour, on accède à la Salle des Gardes en empruntant sur la droite, un escalier qui surplombe une ancienne citerne alimentée par les eaux de pluie. Cette salle de plus de 500 m2 compte sept fenêtres à croisillons. De ces fenêtres, la vue est superbe. On domine la plaine au fond de laquelle se dresse la montagne de Céüze. Vous trouvez dans cette salle : - Les vitraux colorés aux teintes pastels et leurs volets sculptés. - Les oriflammes de Tallard aux couleurs d'or, d'argent et de sinople. - Le beau plafond à la française. - La magnifique cheminée au dessus de laquelle, le blason des Clermont Tonnerre également martelé pendant la révolution. - Le carrelage au sol (en terre cuite) a été restauré avec des matériaux et un savoir faire identiques à ceux du XVIe siècle. Au fond de la Salle des Gardes, s'ouvre sur la chapelle, une fenêtre ornée d'un meneau central, qui permettait aux gardes d'entendre l'office. | Le logis seigneurial
Quittant la salle des Gardes, sur votre droite au fond de la butte se trouve le Logis Seigneurial constituant la partie la plus au sud du château fort du XIVesiècle. Il fut détruit par un incendie en 1692.
A l'origine, les petites fenêtres étaient percées dans des murs très épais. Cette partie fut rénovée par Bernardin de Clermont au XVIe siècle qui fit ouvrir des fenêtres à meneaux.
Le logis était formé par un rectangle et quatre tours aux extrémités et composé de trois étages et de deux sous-sols voûtés.
Aujourd'hui totalement débla-yé, le logis garde encore des vestiges de cheminées Renais-sance. Le sous-sol renferme et témoigne toujours de la présence des cuisines, d'une bugadière (où se faisait la lessive) et de deux fours à partir desquels sortent des conduits d'aération donnant sur l'extérieur, jouant aussi le rôle de calorifères. L'ancien rez de chaussée était constitué d'une grande salle appelée "Salle du Roi", et d'une petite dite "La Sallette".
D'autres pièces du niveau supérieur complétaient le logis sans oublier les cabinets ou retraits aménagés dans les tours.
Toute cette partie du château sera ouverte au public lorsque les restaurations longues et coûteuses, qui sont en cours, seront terminées. » Haut de page
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